
Comptes de placement ouverts
Guide complet pour les nouveaux arrivants sur les comptes de placement non enregistrés au Canada
Bienvenue au Canada! Alors que vous vous installez dans votre nouveau chez-vous, comprendre le système financier canadien est une étape cruciale pour bâtir un avenir sûr et prospère. Au-delà des tâches essentielles comme trouver un logement et un emploi, gérer efficacement vos finances, particulièrement par le biais de l'investissement, peut considérablement accélérer l'atteinte de vos objectifs financiers. Ce guide est spécifiquement conçu pour les nouveaux arrivants et les immigrants, offrant un aperçu faisant autorité et pratique des comptes de placement non enregistrés au Canada.
Vous êtes peut-être déjà familiarisé avec les comptes fiscalement avantageux comme le compte d'épargne libre d'impôt (TFSA) et le régime enregistré d'épargne-retraite (RRSP). Ce sont d'excellents outils, et pour de nombreux nouveaux arrivants, ils représentent la première étape de leur parcours d'investissement. Cependant, il arrive souvent un moment où les individus ont maximisé leurs cotisations à ces comptes enregistrés ou disposent d'économies importantes qui dépassent ces limites. C'est là qu'interviennent les comptes de placement non enregistrés, ou « ouverts ».
Ce guide démystifiera les comptes non enregistrés, en expliquant leur objectif, les types de placements qu'ils peuvent détenir, leurs implications fiscales uniques et les stratégies pour les utiliser efficacement. Nous accorderons une attention particulière aux considérations et opportunités pour les nouveaux arrivants, y compris ceux qui apportent des économies substantielles de l'étranger. Notre objectif est de vous outiller avec les connaissances nécessaires pour prendre des décisions de placement éclairées et naviguer en toute confiance dans le paysage financier canadien.
Le système financier canadien offre un cadre robuste pour l'épargne et l'investissement, conçu pour aider les résidents à atteindre divers objectifs financiers, des objectifs à court terme comme l'achat d'une voiture aux aspirations à long terme comme la retraite ou l'achat d'une maison. Comprendre les différents types de comptes de placement est fondamental pour optimiser votre stratégie financière.
De manière générale, les comptes de placement au Canada peuvent être classés en deux types principaux :
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Comptes enregistrés : Ces comptes sont « enregistrés » auprès du gouvernement canadien (plus précisément, l'Agence du revenu du Canada ou ARC) et offrent des avantages fiscaux spécifiques. Les exemples les plus courants sont le compte d'épargne libre d'impôt (TFSA) et le régime enregistré d'épargne-retraite (RRSP).
- TFSA (compte d'épargne libre d'impôt) : Les cotisations sont faites avec des fonds après impôt, mais tous les revenus de placement (intérêts, dividendes, gains en capital) et les retraits sont entièrement libres d'impôt. En 2024, le plafond de cotisation annuel au TFSA est de 7 000 $, et les droits de cotisation inutilisés sont reportés indéfiniment. Pour les nouveaux arrivants, les droits de cotisation commencent à s'accumuler à partir de l'année où ils deviennent résidents canadiens et ont 18 ans ou plus.
- RRSP (régime enregistré d'épargne-retraite) : Les cotisations sont déductibles d'impôt, ce qui signifie qu'elles réduisent votre revenu imposable l'année où elles sont effectuées. Les revenus de placement fructifient à l'abri de l'impôt jusqu'à ce que vous retiriez les fonds, généralement à la retraite, où ils sont imposés comme un revenu ordinaire. Le plafond de cotisation au RRSP pour 2024 est de 31 560 $ ou 18 % de votre revenu gagné de l'année précédente, selon le moins élevé des deux montants, plus tous les droits de cotisation inutilisés des années antérieures. Similaire au TFSA, les droits de cotisation au RRSP commencent à s'accumuler à partir de l'année où vous devenez résident canadien et avez un revenu gagné.
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Comptes non enregistrés (comptes ouverts/imposables) : Ces comptes n'offrent pas les mêmes avantages fiscaux ni les mêmes plafonds de cotisation que les comptes enregistrés. Tous les revenus de placement générés au sein de ces comptes sont généralement assujettis à l'impôt l'année où ils sont gagnés ou réalisés. Bien qu'ils ne comportent pas d'abris fiscaux, les comptes non enregistrés offrent une flexibilité inégalée et sont essentiels pour les investisseurs qui ont maximisé leurs cotisations aux comptes enregistrés ou qui doivent investir des fonds au-delà de ces limites.
Pour les nouveaux arrivants, la priorité immédiate est souvent d'établir une base financière solide et de comprendre les bases. Une fois que vous maîtrisez vos revenus, vos dépenses et que vous avez commencé à constituer un fonds d'urgence, l'exploration des options de placement devient la prochaine étape logique. Bien que les TFSA et les RRSP soient fortement recommandés en raison de leurs avantages fiscaux, les comptes non enregistrés sont une composante vitale d'une stratégie de placement complète, en particulier pour ceux qui ont des économies substantielles.
Les comptes de placement non enregistrés, souvent appelés comptes « ouverts » ou « imposables », sont les véhicules de placement standards au Canada qui ne bénéficient pas des avantages fiscaux spécifiques associés aux comptes enregistrés comme les TFSA ou les RRSP. Considérez-les comme des portefeuilles de placement ordinaires où vos placements fructifient, mais où les revenus générés par ces placements sont assujettis à l'impôt par l'Agence du revenu du Canada (ARC).
Définition et objectif
Un compte non enregistré est essentiellement un compte de courtage ou un compte de placement détenu auprès d'une institution financière (comme une banque ou un courtier en ligne) où vous pouvez acheter et vendre divers produits de placement. Contrairement aux comptes enregistrés, il n'y a généralement pas de limites imposées par le gouvernement quant au montant que vous pouvez cotiser à un compte non enregistré. Cette capacité de cotisation illimitée est l'un de leurs principaux attraits.
L'objectif principal d'un compte non enregistré est de fournir une solution de placement flexible pour les fonds qui :
- Dépassent les plafonds de cotisation de votre TFSA et de votre RRSP.
- Vous pourriez avoir besoin d'accéder avant la retraite sans encourir de pénalités de retrait du RRSP.
- Vous souhaitez investir sans les règles et restrictions spécifiques des comptes enregistrés (par exemple, certains types de placements pourraient être restreints dans les comptes enregistrés, ou vous pourriez préférer ne pas bloquer des fonds pour la retraite).
Caractéristiques principales
- Aucun plafond de cotisation : C'est le différenciateur le plus important. Vous pouvez investir autant que vous le souhaitez, quand vous le souhaitez, sous réserve uniquement de la disponibilité de vos fonds et des politiques internes de l'institution financière.
- Revenu imposable : Tous les revenus générés dans un compte non enregistré – y compris les intérêts, les dividendes et les gains en capital – sont assujettis à l'impôt l'année où ils sont gagnés ou réalisés. Le traitement fiscal spécifique varie selon le type de revenu, que nous explorerons en détail.
- Flexibilité : Vous avez un contrôle total sur vos placements et vos retraits. Il n'y a aucune restriction sur le moment où vous pouvez retirer des fonds, et les retraits ne sont pas assujettis à des impôts ou pénalités spécifiques au-delà de l'impôt sur le revenu régulier sur les gains ou revenus réalisés.
- Localisation des actifs : Les comptes non enregistrés sont souvent utilisés conjointement avec les comptes enregistrés dans le cadre d'une stratégie de « localisation des actifs », où différents types de placements sont placés dans des comptes qui offrent le traitement fiscal le plus efficace pour ce placement spécifique.
- Pas de disposition réputée (généralement) : Contrairement à certains comptes enregistrés lorsque vous cessez d'être résident canadien, les comptes non enregistrés ne sont généralement pas soumis à une « disposition réputée » lors de l'émigration pour les titres cotés en bourse, bien que les implications fiscales pour les résidents étrangers puissent devenir complexes.
Quand envisager les comptes non enregistrés
Pour les nouveaux arrivants, la décision d'ouvrir un compte non enregistré suit généralement une progression :
- Maximiser le TFSA : Si vous avez 18 ans ou plus et êtes résident canadien, vos droits de cotisation au TFSA commencent à s'accumuler. Pour 2024, le plafond annuel est de 7 000 $. Maximiser votre TFSA est généralement la première priorité car toute croissance est réellement libre d'impôt.
- Maximiser le RRSP : Si vous avez un revenu gagné au Canada, vous accumulerez des droits de cotisation au RRSP. Cotiser à un RRSP peut offrir une déduction fiscale immédiate et une croissance à impôt différé. Ceci est particulièrement avantageux si vous prévoyez être dans une tranche d'imposition inférieure à la retraite que pendant vos années de travail.
- Économies importantes de l'étranger : Si vous arrivez au Canada avec des économies substantielles qui dépassent vos droits de cotisation disponibles au TFSA et au RRSP, un compte non enregistré devient une nécessité immédiate pour investir ces fonds.
- Objectifs de placement spécifiques : Si vous épargnez pour un objectif à moyen terme (par exemple, une mise de fonds pour une maison dans 5 à 10 ans, au-delà de ce que le compte d'épargne libre d'impôt pour l'achat d'une première propriété (CELIAPP) peut contenir) et avez besoin de liquidités sans pénalités fiscales, un compte non enregistré peut être approprié.
- Diversification et localisation des actifs : À mesure que votre portefeuille de placements croît, l'utilisation de comptes non enregistrés permet une plus grande diversification dans diverses catégories d'actifs et géographies, et permet une localisation stratégique des actifs pour minimiser la charge fiscale globale.
Le tableau suivant offre une comparaison rapide des comptes enregistrés et non enregistrés :
Tableau 1 : Comparaison des comptes enregistrés et non enregistrés
| Caractéristique | Compte d'épargne libre d'impôt (TFSA) | Régime enregistré d'épargne-retraite (RRSP) | Compte non enregistré (ouvert/imposable) |
|---|---|---|---|
| Objectif | Croissance libre d'impôt pour tout objectif (court ou long terme) | Croissance à impôt différé pour l'épargne-retraite | Investir au-delà des limites enregistrées, accès flexible, tout objectif |
| Plafond de cotisation | Limite annuelle (ex. 7 000 $ en 2024), reportable | Limite annuelle (18 % du revenu gagné de l'année précédente, max 31 560 $ pour 2024), reportable | Généralement aucune limite imposée par le gouvernement |
| Impact fiscal des cotisations | Aucune déduction fiscale | Déductible d'impôt (réduit le revenu imposable de l'année en cours) | Aucune déduction fiscale |
| Impôt sur les revenus de placement | 100 % libre d'impôt (intérêts, dividendes, gains en capital) | Impôt différé (croissance libre d'impôt jusqu'au retrait) | Imposable annuellement (intérêts, dividendes, gains en capital) |
| Impact fiscal des retraits | 100 % libre d'impôt | Entièrement imposable comme un revenu ordinaire | Le capital initial est libre d'impôt ; les gains/revenus réalisés sont imposés |
| Liquidité | Élevée (retrait en tout temps sans pénalité, droits retrouvés l'année suivante) | Modérée (retraits imposés comme un revenu ; perte permanente des droits) | Élevée (retrait en tout temps ; gains en capital/revenus imposés) |
| Admissibilité | 18 ans et + et résident canadien avec NAS valide | Revenu gagné, 18 ans et + et résident canadien avec NAS valide | 18 ans et + (ou âge de la majorité dans la province) et résident canadien |
| Cas d'utilisation idéal | Fonds d'urgence, mise de fonds, objectifs à court/moyen terme, épargne à long terme | Épargne-retraite, fractionnement du revenu à la retraite | Sommes importantes, localisation des actifs, accès flexible |
Pour les nouveaux arrivants, il est essentiel de comprendre que les comptes non enregistrés sont un outil complémentaire, plutôt qu'un remplacement des TFSA et des RRSP. Ils offrent la flexibilité nécessaire pour des placements plus importants et des stratégies financières spécifiques une fois que les principales options fiscalement avantageuses ont été utilisées.
L'ouverture d'un compte de placement non enregistré au Canada est un processus simple, mais il existe des critères d'admissibilité et des exigences en matière de documentation spécifiques, en particulier pour les nouveaux arrivants.
Qui peut en ouvrir un ?
Pour ouvrir un compte de placement non enregistré, vous devez généralement remplir les conditions suivantes :
- Âge de la majorité : Vous devez avoir au moins l'âge de la majorité dans votre province ou territoire de résidence. Cet âge est de 18 ans en Alberta, au Manitoba, en Ontario, à l'Île-du-Prince-Édouard, au Québec et en Saskatchewan. Il est de 19 ans en Colombie-Britannique, au Nouveau-Brunswick, à Terre-Neuve-et-Labrador, dans les Territoires du Nord-Ouest, en Nouvelle-Écosse, au Nunavut et au Yukon.
- Résidence canadienne : Vous devez être un résident du Canada. Bien qu'un numéro d'assurance sociale (NAS) soit généralement requis à des fins de déclaration fiscale, certaines institutions peuvent vous permettre d'initier le processus avant de recevoir votre NAS, à condition que vous ayez un numéro d'identification fiscale temporaire ou que vous puissiez fournir votre NAS peu de temps après. Cependant, pour un fonctionnement et une déclaration fiscale fluides, avoir un NAS est essentiel.
- Pièce d'identité valide : Vous devrez fournir une pièce d'identité valide émise par le gouvernement.
Documents requis
Les institutions financières sont légalement tenues de vérifier votre identité et votre résidence pour se conformer aux réglementations en matière de lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme (CANAFE). Pour les nouveaux arrivants, cela implique généralement :
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Pièce d'identité principale :
- Carte de résident permanent
- Permis de conduire canadien (si obtenu)
- Passeport (votre passeport original utilisé pour l'immigration)
- Carte d'identité provinciale/territoriale
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Pièce d'identité secondaire (si la pièce principale est insuffisante ou pour vérifier l'adresse) :
- Une autre forme de pièce d'identité principale
- Facture de services publics (électricité, gaz, internet) à votre nom à votre adresse canadienne
- Relevé bancaire (de votre compte bancaire canadien principal)
- Contrat de location ou relevé hypothécaire
- Avis de cotisation de l'ARC (une fois que vous avez produit votre déclaration de revenus)
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Numéro d'assurance sociale (NAS) : Ce numéro à neuf chiffres est crucial pour toutes les questions fiscales au Canada, y compris la déclaration des revenus de placement à l'ARC. Si vous êtes un résident permanent ou si vous avez un permis de travail qui vous permet de travailler au Canada, vous êtes admissible à un NAS. Si vous n'en avez pas, vous devriez en faire la demande auprès de Service Canada dès que possible.
Étapes pour ouvrir un compte
Le processus de demande peut varier légèrement selon le type d'institution financière que vous choisissez. Vous avez généralement trois options principales :
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Banques traditionnelles : La plupart des grandes banques canadiennes (par exemple, RBC, TD, BMO, CIBC, Banque Scotia, Banque Nationale) offrent des services de placement par le biais de leurs divisions de gestion de patrimoine ou de leurs bras de courtage.
- Processus : Vous pouvez généralement visiter une succursale en personne, où un conseiller financier vous guidera tout au long de la demande. Cela peut être bénéfique pour les nouveaux arrivants qui préfèrent l'interaction en face à face et des conseils personnalisés. Vous remplirez des formulaires, fournirez vos documents et lierez votre compte bancaire pour le financement.
- Avantages : Service personnalisé, services bancaires intégrés, potentiellement plus facile pour les situations complexes.
- Inconvénients : Frais potentiellement plus élevés, options de placement limitées par rapport aux courtiers spécialisés.
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Courtiers en ligne (courtiers à escompte) : Ces plateformes vous permettent de gérer vos placements de manière indépendante, offrant des frais moins élevés mais nécessitant plus d'autonomie. Parmi les exemples, citons Questrade, Wealthsimple Trade, Qtrade Direct Investing et les bras de courtage des grandes banques (par exemple, Placements directs TD, RBC Placements en Direct).
- Processus : La demande est généralement remplie en ligne. Vous remplissez des formulaires numériques, téléchargez des copies numérisées ou des photos de vos documents d'identification et liez votre compte bancaire canadien pour le financement. Certains peuvent exiger un appel vidéo pour la vérification d'identité.
- Avantages : Commissions de négociation moins élevées, large éventail de produits de placement, commodité.
- Inconvénients : Nécessite une autogestion, moins de conseils personnalisés.
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Robo-conseillers : Ce sont des plateformes en ligne qui utilisent des algorithmes pour gérer vos placements pour vous, offrant des portefeuilles diversifiés basés sur votre tolérance au risque. Parmi les exemples, citons Wealthsimple Invest, Questwealth Portfolios et BMO SmartFolio.
- Processus : Vous remplissez un questionnaire en ligne sur vos objectifs financiers et votre tolérance au risque. La plateforme recommande ensuite un portefeuille et gère tous les placements. La vérification d'identité est similaire à celle des courtiers en ligne.
- Avantages : Frais peu élevés, gestion de portefeuille automatisée, portefeuilles diversifiés, idéal pour les investisseurs passifs.
- Inconvénients : Moins de personnalisation, contrôle limité sur les placements individuels.
Étapes générales de la demande :
- Choisissez votre fournisseur : Recherchez et sélectionnez une institution financière qui correspond à votre style de placement, à vos frais et à vos préférences de service.
- Rassemblez les documents : Assurez-vous d'avoir toutes les pièces d'identité requises et votre NAS à portée de main.
- Remplissez la demande : Remplissez les formulaires d'ouverture de compte, en ligne ou en personne.
- Alimentez votre compte : Liez votre compte bancaire canadien pour transférer des fonds. Pour les gros transferts de l'étranger, discutez du processus avec l'institution choisie au préalable.
- Commencez à investir : Une fois votre compte ouvert et alimenté, vous pouvez commencer à acheter des placements.
Considérations pour les nouveaux arrivants
- Preuve de résidence : Établir une preuve claire de votre adresse de résidence canadienne est crucial. Les factures de services publics, les contrats de location ou un relevé bancaire canadien sont couramment acceptés.
- Obtention du NAS : Priorisez l'obtention de votre NAS. Bien que certaines étapes préliminaires puissent être possibles sans lui, vos revenus de placement ne peuvent pas être correctement déclarés à l'ARC sans un NAS.
- Financement de l'étranger : Si vous apportez des fonds importants de votre pays d'origine, soyez conscient des réglementations en matière de transferts de fonds internationaux. Votre institution financière canadienne peut exiger des documents concernant la source des fonds, en particulier pour les gros transferts (par exemple, plus de 10 000 $ CAD). Il est conseillé d'en discuter de manière proactive avec votre banque ou votre courtier.
- Comprendre la langue : N'hésitez pas à demander des éclaircissements si des termes ou des processus ne sont pas clairs. Les institutions financières sont généralement habituées à aider les nouveaux arrivants.
- Type de compte initial : Commencez par un compte non enregistré simple, tel qu'un compte au comptant, avant d'explorer des options plus complexes comme les comptes sur marge, qui permettent d'emprunter pour investir et comportent des risques plus élevés.
En comprenant ces exigences et processus, les nouveaux arrivants peuvent ouvrir en toute confiance des comptes de placement non enregistrés et commencer leur parcours d'investissement au Canada.
Les comptes non enregistrés offrent un large éventail d'options de placement, offrant aux investisseurs la flexibilité de constituer des portefeuilles diversifiés adaptés à leurs objectifs financiers et à leur tolérance au risque. Voici les types de placements les plus courants que vous pouvez détenir :
Actions (titres de capitaux propres)
Les actions représentent des parts de propriété dans une entreprise. Lorsque vous achetez une action, vous devenez copropriétaire de cette entreprise.
- Comment ça fonctionne : Les prix des actions fluctuent en fonction de la performance de l'entreprise, des tendances de l'industrie, des conditions économiques et du sentiment des investisseurs. Les investisseurs visent à tirer profit de l'appréciation du capital (vendre l'action plus cher qu'ils ne l'ont payée) et/ou des dividendes (une partie des bénéfices de l'entreprise distribuée aux actionnaires).
- Avantages :
- Potentiel de croissance élevé : Historiquement, les actions ont offert les rendements à long terme les plus élevés parmi les principales catégories d'actifs.
- Couverture contre l'inflation : Au fil du temps, les rendements des actions peuvent dépasser l'inflation.
- Dividendes : De nombreuses entreprises versent des dividendes réguliers, offrant une source de revenus.
- Inconvénients :
- Volatilité : Les prix des actions peuvent fluctuer considérablement à court terme, entraînant des pertes potentielles.
- Risque : Il existe un risque de perdre votre placement initial si l'entreprise affiche de mauvais résultats ou fait faillite.
- Actions canadiennes vs internationales : Vous pouvez investir dans des actions cotées sur des bourses canadiennes (par exemple, la Bourse de Toronto - TSX) ou des bourses internationales. Investir dans des entreprises canadiennes pourrait offrir des avantages fiscaux spécifiques sur les dividendes admissibles (discutés plus loin), tandis que les actions internationales offrent une diversification et une exposition à la croissance mondiale.
Obligations (titres à revenu fixe)
Les obligations sont essentiellement des prêts consentis par un investisseur à un emprunteur (généralement une société ou un gouvernement). En échange du prêt, l'emprunteur promet de payer à l'investisseur des paiements d'intérêts réguliers sur une période spécifiée et de rembourser le montant principal à l'échéance.
- Comment ça fonctionne : Lorsque vous achetez une obligation, vous prêtez de l'argent. Le prix de l'obligation peut fluctuer sur le marché secondaire en fonction des variations des taux d'intérêt et de la solvabilité de l'emprunteur.
- Avantages :
- Stabilité et faible volatilité : Généralement moins volatiles que les actions, offrant un flux de revenus plus prévisible.
- Préservation du capital : Si elles sont détenues jusqu'à l'échéance, vous récupérez généralement votre capital.
- Diversification : Peut aider à stabiliser un portefeuille pendant les ralentissements boursiers.
- Inconvénients :
- Rendements inférieurs : Offrent généralement des rendements inférieurs à ceux des actions à long terme.
- Risque de taux d'intérêt : Si les taux d'intérêt augmentent, la valeur des obligations existantes avec des taux d'intérêt inférieurs peut chuter.
- Risque d'inflation : Les paiements fixes peuvent perdre leur pouvoir d'achat au fil du temps en raison de l'inflation.
- Types : Les obligations gouvernementales (émises par les gouvernements fédéral, provinciaux ou municipaux) sont généralement considérées comme très sûres. Les obligations de sociétés (émises par des entreprises) comportent un risque plus élevé mais offrent des rendements potentiellement plus élevés.
Fonds négociés en bourse (ETF)
Les ETF sont des fonds de placement qui détiennent une collection d'actifs sous-jacents, tels que des actions, des obligations ou des matières premières. Ils se négocient en bourse comme des actions individuelles.
- Comment ça fonctionne : Lorsque vous achetez un ETF, vous achetez une petite partie d'un portefeuille diversifié géré par des professionnels. Les ETF sont conçus pour suivre un indice (par exemple, l'indice composé S&P/TSX, le S&P 500) ou un secteur ou une matière première spécifique.
- Avantages :
- Diversification : Offre instantanément une diversification sur de nombreux titres avec un seul achat.
- Faible coût : Ont généralement des frais de gestion (ratios des frais de gestion - RFG) inférieurs à ceux des fonds communs de placement gérés activement.
- Liquidité : Peuvent être achetés et vendus tout au long de la journée de négociation comme des actions.
- Transparence : Leurs avoirs sont généralement divulgués quotidiennement.
- Inconvénients :
- Coûts de négociation : Peuvent entraîner des commissions de négociation chaque fois que vous achetez ou vendez (bien que de nombreux courtiers en ligne offrent désormais la négociation d'ETF sans commission).
- Risque de marché : Toujours soumis aux fluctuations du marché des actifs sous-jacents.
- Types : ETF d'actions, ETF d'obligations, ETF sectoriels, ETF internationaux, ETF de matières premières, et plus encore.
Fonds communs de placement
Les fonds communs de placement sont des fonds de placement gérés par des professionnels qui regroupent l'argent de nombreux investisseurs pour acheter un portefeuille diversifié de titres.
- Comment ça fonctionne : Lorsque vous investissez dans un fonds commun de placement, vous achetez des parts du fonds. La valeur de vos parts (valeur liquidative - VL) est déterminée par la valeur totale des actifs du fonds, moins ses passifs, divisée par le nombre de parts en circulation. Les gestionnaires de fonds prennent activement des décisions de placement.
- Avantages :
- Gestion professionnelle : Des gestionnaires de fonds expérimentés prennent des décisions de placement en votre nom.
- Diversification : Diversification instantanée sur une gamme d'actifs.
- Commodité : Un moyen facile d'investir, souvent avec des cotisations automatiques.
- Inconvénients :
- Frais plus élevés : Ont généralement des RFG plus élevés que les ETF en raison de la gestion active. Ces frais peuvent considérablement éroder les rendements au fil du temps.
- Moins transparents : Les avoirs sont généralement divulgués moins fréquemment que les ETF.
- Restrictions de négociation : Généralement achetés et vendus une seule fois par jour à la VL de fin de journée.
- Commissions intégrées : Certains fonds communs de placement ont des frais de « charge » (à l'entrée ou à la sortie) qui peuvent réduire davantage les rendements.
- Types : Fonds d'actions, fonds obligataires, fonds équilibrés (mélange d'actions et d'obligations), fonds du marché monétaire, etc.
Autres placements
Bien que les actions, les obligations, les ETF et les fonds communs de placement constituent le cœur de la plupart des portefeuilles, les comptes non enregistrés peuvent également détenir :
- Certificats de placement garanti (CPG) : Placements à faible risque offerts par les banques et les sociétés de fiducie qui garantissent votre capital et versent un taux d'intérêt fixe sur une période déterminée. Idéal pour l'épargne à très court terme ou les fonds que vous ne pouvez pas vous permettre de perdre.
- Fonds du marché monétaire : Investissent dans des instruments de dette à court terme et très liquides. Offrent des rendements légèrement supérieurs aux comptes d'épargne ordinaires mais sont toujours à très faible risque.
- Argent comptant : Vous pouvez détenir de l'argent non investi dans votre compte, bien qu'il soit généralement conseillé de l'investir pour éviter de perdre du pouvoir d'achat en raison de l'inflation.
Pour les nouveaux arrivants, commencer par des ETF ou des fonds communs de placement largement diversifiés est souvent une approche prudente, car ils offrent une diversification instantanée et une gestion professionnelle (dans le cas des fonds communs de placement) ou une exposition au marché à faible coût (dans le cas des ETF). À mesure que votre compréhension des marchés canadiens s'accroît, vous pouvez progressivement explorer les actions et obligations individuelles.
L'un des aspects les plus critiques des comptes non enregistrés est de comprendre comment les revenus qu'ils génèrent sont imposés au Canada. En tant que résident canadien, vous êtes généralement imposé sur votre revenu mondial. Pour les nouveaux arrivants, cela signifie que tous les revenus de placement tirés de vos comptes non enregistrés, quelle que soit leur origine, doivent être déclarés à l'Agence du revenu du Canada (ARC) et sont assujettis aux lois fiscales canadiennes.
Introduction à la résidence fiscale canadienne et à l'année d'imposition
- Résidence fiscale : Lorsque vous devenez résident canadien à des fins fiscales, vous êtes redevable de l'impôt canadien sur votre revenu mondial. Cela commence généralement le jour où vous établissez des liens de résidence importants au Canada (par exemple, un domicile, un conjoint/des personnes à charge, des liens sociaux).
- Année d'imposition : L'année d'imposition canadienne s'étend du 1er janvier au 31 décembre. Vous devez produire une déclaration de revenus (T1 Générale) au plus tard le 30 avril de l'année suivante.
Imposition des gains en capital
Un gain en capital se produit lorsque vous vendez un placement (comme une action, un ETF ou une part de fonds commun de placement) pour plus que son « prix de base rajusté » (PBR) plus les coûts de vente associés. Inversement, une perte en capital se produit si vous le vendez pour moins que son PBR.
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Taux d'inclusion de 50 % : Au Canada, seulement 50 % d'un gain en capital est imposable. Cela signifie que si vous réalisez un gain en capital de 1 000 $, seulement 500 $ seront ajoutés à votre revenu imposable pour l'année. Ces 500 $ sont ensuite imposés à votre taux d'imposition marginal.
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Exemple :
- Vous achetez 100 actions de la société A pour 50 $ par action (Coût total : 5 000 $).
- Vous vendez ces 100 actions pour 70 $ par action (Produit total : 7 000 $).
- Gain en capital = 7 000 $ - 5 000 $ = 2 000 $.
- Gain en capital imposable (taux d'inclusion de 50 %) = 2 000 $ * 0,50 = 1 000 $.
- Ces 1 000 $ seront ajoutés à vos autres revenus et imposés à votre taux marginal. Si votre taux d'imposition marginal est de 30 %, l'impôt à payer sur ce gain serait de 1 000 $ * 0,30 = 300 $.
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Pertes en capital : Les pertes en capital ne peuvent être utilisées que pour compenser les gains en capital. Elles ne peuvent pas être utilisées pour réduire d'autres types de revenus (comme les revenus d'emploi ou les revenus d'intérêts).
- Si vous avez une perte en capital nette au cours d'une année (vos pertes en capital dépassent vos gains en capital), vous pouvez reporter la perte aux trois années d'imposition précédentes pour compenser les gains en capital réalisés au cours de ces années.
- Alternativement, vous pouvez reporter la perte indéfiniment pour compenser les gains en capital des années futures.
- Cette stratégie de « récolte de pertes fiscales » est importante pour gérer votre charge fiscale globale, ce que nous discuterons plus tard.
Imposition des revenus de dividendes
Les dividendes sont des paiements effectués par une entreprise à ses actionnaires à partir de ses bénéfices. L'imposition des dividendes dépend de leur admissibilité (provenant de sociétés canadiennes publiques) ou de leur non-admissibilité (provenant de sociétés canadiennes privées ou de sociétés étrangères).
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Dividendes canadiens admissibles (provenant de sociétés canadiennes publiques) : Ces dividendes bénéficient d'un traitement fiscal préférentiel grâce à un système appelé « majoration et crédit d'impôt pour dividendes » (CID). Ce système vise à éviter la double imposition (une fois au niveau de la société, une fois au niveau de l'actionnaire).
- Majoration : Le dividende réel que vous recevez est « majoré » d'un certain pourcentage (par exemple, 38 % pour 2024). Ce montant majoré est inclus dans votre revenu imposable. La majoration est une approximation de l'impôt sur les sociétés payé par l'entreprise.
- Crédit d'impôt pour dividendes (CID) : Vous recevez ensuite un crédit d'impôt non remboursable (par exemple, 15,0198 % du montant majoré pour le CID fédéral en 2024) pour compenser l'impôt à payer. Les provinces ont également leurs propres CID.
- Exemple (simplifié, fédéral seulement à titre d'illustration) :
- Vous recevez 1 000 $ en dividendes canadiens admissibles.
- Majoration : 1 000 $ * 1,38 = 1 380 $. C'est le montant ajouté à votre revenu imposable.
- Crédit d'impôt fédéral pour dividendes : 1 380 $ * 0,150198 = 207,27 $.
- Si votre taux d'imposition marginal est de 30 %, l'impôt sur le montant majoré est de 1 380 $ * 0,30 = 414 $.
- Impôt fédéral net à payer = 414 $ - 207,27 $ = 206,73 $.
- Ce traitement préférentiel signifie que les dividendes canadiens admissibles sont imposés à un taux inférieur à celui des revenus d'intérêts ou des gains en capital pour la plupart des niveaux de revenu.
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Dividendes canadiens non admissibles (provenant de sociétés canadiennes privées) : Ces dividendes sont également soumis à une majoration et à un CID, mais à des taux inférieurs à ceux des dividendes admissibles, ce qui entraîne un impôt à payer plus élevé.
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Dividendes étrangers : Les dividendes provenant de sociétés étrangères sont généralement imposés comme des revenus ordinaires, similaires aux revenus d'intérêts. Ils ne sont pas admissibles au crédit d'impôt canadien pour dividendes. Vous pourriez également être confronté à une retenue d'impôt dans le pays source, qui peut ou non être recouvrable ou créditable contre votre impôt canadien, selon les conventions fiscales entre le Canada et ce pays.
Imposition des revenus d'intérêts
Les revenus d'intérêts sont générés par des placements tels que les CPG, les obligations, les fonds du marché monétaire et les comptes d'épargne portant intérêt.
- Entièrement imposable : Les revenus d'intérêts sont considérés comme le type de revenu de placement le moins efficace sur le plan fiscal, car ils sont imposables à 100 % à votre taux d'imposition marginal complet. Il n'y a pas de traitement préférentiel comme le taux d'inclusion de 50 % pour les gains en capital ou le crédit d'impôt pour dividendes canadiens.
- Exemple : Vous gagnez 1 000 $ d'intérêts d'un CPG. Ces 1 000 $ sont ajoutés à votre revenu imposable et imposés à votre taux marginal. Si votre taux d'imposition marginal est de 30 %, l'impôt à payer serait de 300 $.
Revenus étrangers et retenue d'impôt
Si votre compte non enregistré détient des placements étrangers (par exemple, des actions américaines, des ETF internationaux), les dividendes ou les revenus d'intérêts de ces placements peuvent être soumis à une « retenue d'impôt » dans le pays d'origine avant même d'atteindre votre compte canadien.
- Retenue d'impôt : Il s'agit d'un impôt déduit à la source par le gouvernement étranger. Par exemple, les États-Unis imposent généralement une retenue d'impôt de 15 % sur les dividendes versés aux investisseurs canadiens si vous avez rempli un formulaire W-8BEN. Sans cela, elle peut être de 30 %.
- Conventions fiscales : Le Canada a des conventions fiscales avec de nombreux pays pour éviter la double imposition. Ces conventions réduisent souvent les taux de retenue d'impôt et vous permettent de demander un crédit d'impôt étranger sur votre déclaration de revenus canadienne pour les impôts payés à un gouvernement étranger. Ce crédit réduit votre impôt canadien à payer du montant de l'impôt étranger payé, jusqu'à une certaine limite.
- Déclaration : Tous les revenus étrangers doivent être déclarés sur votre déclaration de revenus canadienne, quelle que soit la retenue d'impôt payée.
Tableau 2 : Résumé de l'imposition des revenus des comptes non enregistrés (2024)
| Type de revenu | Taux d'inclusion / Majoration | Traitement fiscal | Exemple (Taux d'imposition marginal 30 %) |
|---|---|---|---|
| Gains en capital | Taux d'inclusion de 50 % | Seulement 50 % du gain est ajouté au revenu imposable et imposé à votre taux marginal. | Gain de 1 000 $ -> 500 $ imposables -> 150 $ d'impôt |
| Dividendes canadiens admissibles | Majoration d'environ 38 % | Montant majoré ajouté au revenu imposable ; le crédit d'impôt pour dividendes (CID) réduit l'impôt final à payer. Taux préférentiel. | Dividende de 1 000 $ -> ~207 $ d'impôt fédéral (avant provincial) |
| Dividendes canadiens non admissibles | Majoration d'environ 15 % | Montant majoré ajouté au revenu imposable ; un CID inférieur réduit l'impôt final à payer. Moins préférentiel que les admissibles. | Dividende de 1 000 $ -> ~280 $ d'impôt fédéral (avant provincial) |
| Revenus d'intérêts | Inclusion de 100 % | Entièrement ajouté au revenu imposable et imposé à votre taux marginal complet. | Intérêts de 1 000 $ -> 1 000 $ imposables -> 300 $ d'impôt |
| Dividendes/intérêts étrangers | Inclusion de 100 % | Entièrement ajouté au revenu imposable ; retenue d'impôt étrangère potentielle ; crédit d'impôt étranger possible au Canada. | Revenu étranger de 1 000 $ -> 1 000 $ imposables -> 300 $ d'impôt (avant crédit d'impôt étranger) |
Remarque : Les exemples sont simplifiés et excluent les impôts provinciaux, qui s'appliquent également et varient d'une province à l'autre.
Comprendre ces nuances fiscales est crucial pour optimiser votre stratégie de placement dans les comptes non enregistrés. Pour les nouveaux arrivants, cela peut être un domaine complexe, et il est fortement recommandé de demander des conseils fiscaux professionnels, surtout si vous avez des placements ou des revenus étrangers importants.
Une déclaration fiscale exacte est essentielle lorsque vous détenez des placements non enregistrés. L'Agence du revenu du Canada (ARC) s'appuie sur des feuillets fiscaux spécifiques émis par votre institution financière pour suivre vos revenus de placement. En tant que nouvel arrivant, vous familiariser avec ces feuillets et vos obligations de déclaration est une étape clé dans la gestion de vos finances au Canada.
Feuillets T3, T5 et T5008
Votre institution financière (banque, courtier, société de fonds communs de placement) émettra divers feuillets fiscaux résumant vos revenus de placement et vos gains/pertes en capital provenant de vos comptes non enregistrés pour l'année d'imposition précédente. Ces feuillets sont généralement envoyés par la poste ou mis à disposition électroniquement via votre compte en ligne fin février ou début mars, bien avant la date limite de production des déclarations de revenus du 30 avril.
-
T3 État des répartitions et des désignations des revenus de fiducie :
- Ce qu'il déclare : Ce feuillet déclare les revenus qui vous sont attribués par une fiducie. De nombreux fonds communs de placement et fonds négociés en bourse (ETF) sont structurés comme des fiducies, donc si vous détenez ces placements, vous recevrez probablement un feuillet T3.
- Types de revenus : Les feuillets T3 déclarent divers types de revenus, y compris :
- Revenus d'intérêts
- Dividendes canadiens (admissibles et non admissibles, montants majorés et crédits d'impôt)
- Dividendes étrangers
- Remboursement de capital (qui réduit votre prix de base rajusté)
- Distributions de gains en capital (votre part des gains en capital réalisés par le fonds)
- Point clé pour les nouveaux arrivants : Si vous investissez dans des ETF ou des fonds communs de placement, attendez-vous à des feuillets T3. Le feuillet détaillera les différents types de revenus, que vous déclarerez ensuite sur votre déclaration de revenus T1 Générale.
-
T5 État des revenus de placements :
- Ce qu'il déclare : Ce feuillet déclare la plupart des autres types de revenus de placement qui ne proviennent pas de fiducies.
- Types de revenus : Les feuillets T5 déclarent généralement :
- Revenus d'intérêts provenant de CPG, d'obligations ou de comptes d'épargne
- Dividendes canadiens admissibles et non admissibles provenant d'actions individuelles
- Dividendes étrangers provenant d'actions individuelles
- Point clé pour les nouveaux arrivants : Si vous détenez directement des actions canadiennes individuelles ou des instruments portant intérêt, vous recevrez un T5.
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T5008 État des opérations sur titres :
- Ce qu'il déclare : Ce feuillet déclare le produit des ventes de titres (actions, obligations, fonds communs de placement, ETF) dans votre compte non enregistré.
- Remarque importante : Le T5008 ne déclare généralement que le « produit de disposition » (le prix de vente) et parfois le « prix de base rajusté » (PBR). Cependant, les institutions financières ne sont pas toujours tenues de déclarer le PBR sur le T5008, ou le PBR pourrait être inexact si vous avez transféré des placements ou effectué plusieurs achats/ventes.
- Votre responsabilité : Il est de votre responsabilité de calculer avec précision vos gains ou pertes en capital en utilisant le produit du T5008 et vos propres registres du PBR. Ne vous fiez pas uniquement au T5008 pour les calculs de gains/pertes en capital, surtout si la case PBR est vide ou semble incorrecte. Vous devrez conserver des registres détaillés de tous vos achats et ventes, y compris les commissions.
- Point clé pour les nouveaux arrivants : C'est crucial. Chaque fois que vous vendez un placement dans un compte non enregistré, attendez-vous à un T5008. Vous devez suivre votre PBR méticuleusement pour calculer vos gains/pertes en capital à des fins fiscales.
Production de votre déclaration de revenus (T1 Générale)
Une fois que vous avez reçu tous vos feuillets fiscaux, vous utiliserez les informations pour remplir votre déclaration de revenus annuelle, la T1 Générale.
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Déclaration des revenus de placement :
- Revenus d'intérêts : Déclarés à la ligne 12100 de votre T1 Générale.
- Revenus de dividendes : Déclarés à la ligne 12000 (dividendes admissibles) et à la ligne 12010 (dividendes non admissibles). Les montants majorés sont inscrits, et le crédit d'impôt pour dividendes est demandé plus tard dans le calcul. Les dividendes étrangers sont généralement déclarés comme « autres revenus de placement » à la ligne 12100.
- Gains/pertes en capital : Déclarés à l'annexe 3, « Gains (ou pertes) en capital en 20XX ». Vous énumérerez chaque disposition, son produit, son PBR et calculerez le gain ou la perte en capital. Le gain en capital imposable net est ensuite transféré à la ligne 12700 de votre T1 Générale.
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Importance de la tenue de registres précis :
- Confirmations de transaction : Conservez toutes les confirmations d'achat et de vente de votre courtier. Ces documents détaillent la date, la quantité, le prix et les commissions, qui sont essentiels pour calculer votre PBR.
- Relevés de compte : Conservez vos relevés de compte mensuels ou trimestriels.
- Prix de base rajusté (PBR) : Pour chaque placement (en particulier les actions individuelles, les ETF et les fonds communs de placement), vous devez suivre son PBR. Le PBR est le coût moyen de toutes les parts/actions que vous possédez, y compris les commissions et les distributions réinvesties. Lorsque vous vendez certaines parts, vous soustrayez le PBR de ces parts du PBR total. Cela peut être complexe, et de nombreux courtiers en ligne fournissent des outils ou des rapports pour vous aider, mais en fin de compte, la responsabilité vous incombe.
Exemple de suivi du PBR :
| Date | Action | Actions | Prix/action | Commission | Coût/produit total | Actions cumulées | Coût cumulé (PBR) | Coût moyen/action |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1er janv. 2024 | Achat | 100 | 20,00 $ | 9,95 $ | 2 009,95 $ | 100 | 2 009,95 $ | 20,10 $ |
| 1er mars 2024 | Achat | 50 | 22,00 $ | 9,95 $ | 1 109,95 $ | 150 | 3 119,90 $ | 20,80 $ |
| 1er mai 2024 | Vente | 75 | 25,00 $ | 9,95 $ | 1 865,05 $ | 75 | 1 560,00 $ | 20,80 $ |
| (75 actions * 20,80 $) | ||||||||
| Gain en capital | 1 865,05 $ - 1 560,00 $ = 305,05 $ |
Remarque : Pour les ETF et les fonds communs de placement, les distributions réinvesties (où le revenu est utilisé pour acheter plus de parts) augmentent également votre PBR.
Pour les nouveaux arrivants, le système fiscal canadien peut sembler intimidant. Envisagez d'utiliser un logiciel fiscal (comme ImpôtExpert ou Wealthsimple Impôt) ou de consulter un professionnel de l'impôt, en particulier pour vos premières déclarations de revenus, afin d'assurer l'exactitude et de profiter de toutes les déductions et crédits admissibles.
La gestion efficace des comptes non enregistrés va au-delà du simple choix de placements ; elle implique une planification stratégique pour optimiser les rendements et minimiser les impôts. Pour les nouveaux arrivants, comprendre ces stratégies peut avoir un impact significatif sur votre succès financier à long terme.
Récolte de pertes fiscales
La récolte de pertes fiscales est une stratégie utilisée pour réduire les gains en capital imposables de l'année en cours, ou même les gains en capital des années passées, en vendant des placements qui ont perdu de la valeur.
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Comment ça fonctionne :
- Identifier les pertes : Passez en revue votre portefeuille non enregistré pour les placements qui se négocient actuellement en dessous de leur prix de base rajusté (PBR).
- Vendre pour réaliser la perte : Vendez ces placements « perdants » pour réaliser une perte en capital.
- Compenser les gains : Utilisez ces pertes en capital réalisées pour compenser les gains en capital que vous avez réalisés au cours de l'année d'imposition en cours. Si vos pertes dépassent vos gains, vous avez une « perte en capital nette ».
- Report en arrière/en avant : Une perte en capital nette peut être reportée en arrière jusqu'à trois années d'imposition précédentes pour récupérer les impôts payés sur les gains en capital au cours de ces années. Alternativement, elle peut être reportée en avant indéfiniment pour compenser les gains en capital de toute année future.
- Réinvestir (facultatif) : Si vous souhaitez maintenir une exposition à la catégorie d'actifs que vous avez vendue, vous pouvez réinvestir le produit dans un placement différent mais similaire (par exemple, vendre un ETF S&P 500 et acheter un autre ETF S&P 500 d'un autre fournisseur, ou un ETF de marché américain général).
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Règles de la « perte apparente » : L'ARC a des règles pour empêcher les investisseurs de simplement vendre un placement à perte, de le racheter immédiatement et de réclamer la perte. Une « perte apparente » se produit si vous (ou une « personne affiliée » comme votre conjoint) rachetez le « bien identique » dans les 30 jours civils avant ou après la vente. Si une perte est jugée apparente, elle ne peut pas être réclamée à des fins fiscales. Cette règle signifie que vous devez attendre au moins 31 jours avant de racheter le même placement, ou acheter un placement différent mais similaire.
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Avantages pour les nouveaux arrivants : La récolte de pertes fiscales peut être particulièrement utile si vous avez réalisé des gains en capital importants au début de votre parcours d'investissement canadien ou si vous avez apporté des placements de votre pays d'origine et les avez ensuite vendus à perte au Canada.
Stratégie de localisation des actifs
La localisation des actifs est la pratique consistant à placer stratégiquement différents types de placements dans différents types de comptes (enregistrés ou non enregistrés) en fonction de leur efficacité fiscale. L'objectif est de maximiser les rendements après impôt.
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Principe de base :
- Placements fiscalement inefficaces dans les comptes enregistrés (TFSA/RRSP) : Les placements qui génèrent des revenus entièrement imposables (comme les revenus d'intérêts) ou des revenus fortement imposés (comme les dividendes non admissibles) sont mieux détenus dans les TFSA ou les RRSP, où ils peuvent croître à l'abri de l'impôt ou à impôt différé. Exemples :
- Comptes d'épargne à intérêt élevé
- CPG
- Obligations et ETF d'obligations
- Fiducies de placement immobilier (FPI) et leurs ETF, qui versent souvent des distributions traitées comme des intérêts ou d'« autres revenus ».
- Placements fiscalement efficaces dans les comptes non enregistrés : Les placements qui bénéficient d'un traitement fiscal préférentiel (comme les dividendes canadiens admissibles ou les gains en capital) sont de bons candidats pour les comptes non enregistrés. Exemples :
- Actions canadiennes versant des dividendes ou ETF d'actions canadiennes : Bénéficient du crédit d'impôt pour dividendes.
- Actions de croissance ou ETF axés sur la croissance : Génèrent des gains en capital, qui ne sont imposables qu'à 50 %.
- Placements fiscalement inefficaces dans les comptes enregistrés (TFSA/RRSP) : Les placements qui génèrent des revenus entièrement imposables (comme les revenus d'intérêts) ou des revenus fortement imposés (comme les dividendes non admissibles) sont mieux détenus dans les TFSA ou les RRSP, où ils peuvent croître à l'abri de l'impôt ou à impôt différé. Exemples :
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Pourquoi c'est important : En allouant stratégiquement les actifs, vous pouvez réduire la charge fiscale globale de votre portefeuille. Par exemple, si vous détenez un ETF d'obligations dans un TFSA, tous les revenus d'intérêts sont libres d'impôt. Si vous le détenez dans un compte non enregistré, tous les revenus d'intérêts sont entièrement imposables à votre taux marginal, ce qui est le moins efficace sur le plan fiscal. Inversement, détenir une action à dividende canadien dans un compte non enregistré vous permet de bénéficier du crédit d'impôt pour dividendes, ce qui la rend plus efficace sur le plan fiscal que de détenir des actifs portant intérêt.
Diversification
La diversification est un principe d'investissement fondamental qui consiste à répartir vos placements entre diverses catégories d'actifs, industries, zones géographiques et types de titres afin de réduire le risque global.
- Pourquoi c'est important :
- Réduit le risque : Si un placement ou un secteur affiche de mauvais résultats, son impact sur votre portefeuille global est atténué par la performance des autres.
- Rendements plus stables : La diversification peut entraîner des rendements plus constants et moins volatils à long terme.
- Saisit les opportunités : Garantit que vous ne manquez pas la croissance dans différents segments du marché.
- Comment diversifier dans les comptes non enregistrés :
- Catégories d'actifs : Mélangez les actions (titres de capitaux propres) et les obligations (titres à revenu fixe).
- Géographie : Investissez sur les marchés canadien, américain et internationaux.
- Industrie/secteur : Évitez la surconcentration dans une seule industrie (par exemple, l'énergie, la technologie).
- Véhicules de placement : Utilisez des ETF ou des fonds communs de placement pour obtenir facilement une large diversification, ou construisez un portefeuille d'actions et d'obligations individuelles.
- Pour les nouveaux arrivants : Commencer par des ETF diversifiés à l'échelle mondiale qui couvrent diverses catégories d'actifs est un excellent moyen d'obtenir une diversification immédiate et de minimiser le risque lié à une seule entreprise ou à un seul pays.
Comprendre les frais et les coûts
Les frais de placement, même de petits pourcentages, peuvent considérablement éroder vos rendements au fil du temps. Il est crucial d'être conscient de tous les coûts associés à votre compte non enregistré et à vos placements.
- Ratios des frais de gestion (RFG) : Il s'agit des frais annuels facturés par les fonds communs de placement et les ETF pour couvrir les frais de gestion, d'administration et d'exploitation. Ils sont exprimés en pourcentage des actifs du fonds. Un RFG de 0,20 % est nettement préférable à un RFG de 2,00 % sur des décennies.
- Commissions de négociation : Frais facturés par les courtiers pour l'achat ou la vente d'actions individuelles ou de certains ETF. De nombreux courtiers en ligne offrent désormais la négociation d'ETF sans commission, ce qui est avantageux.
- Frais de conseil : Si vous travaillez avec un conseiller financier qui gère votre portefeuille, il facturera des frais, généralement un pourcentage de vos actifs sous gestion (par exemple, 1 % à 2 %).
- Frais de tenue de compte : Certaines institutions peuvent facturer des frais si le solde de votre compte tombe en dessous d'un certain seuil ou pour des services spécifiques.
- Impact sur les rendements : Même une différence de 1 % dans les frais annuels peut signifier des dizaines ou des centaines de milliers de dollars de moins dans votre portefeuille sur un horizon de placement de 20 à 30 ans. Priorisez toujours les options de placement à faible coût, en particulier pour la croissance à long terme.
En appliquant judicieusement ces stratégies, les nouveaux arrivants peuvent constituer un portefeuille de placements robuste et fiscalement efficace au sein de leurs comptes non enregistrés, les aidant ainsi à atteindre leurs objectifs financiers au Canada.
Arriver au Canada avec des économies substantielles de votre pays d'origine présente à la fois des opportunités et des considérations uniques pour la gestion de vos finances. Il est crucial de naviguer ces premières étapes avec soin pour assurer la conformité aux réglementations canadiennes et optimiser votre stratégie de placement.
Apporter des fonds au Canada
- Exigences de déclaration : Bien qu'il n'y ait pas de limite sur le montant d'argent que vous pouvez apporter au Canada, les institutions financières sont tenues de signaler les transactions en espèces importantes ou les transferts de fonds électroniques de 10 000 $ CAD ou plus au Centre d'analyse des opérations et déclarations financières du Canada (CANAFE) pour lutter contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme. Il s'agit de déclarations, pas d'imposition. Vous n'avez généralement pas besoin de déclarer à l'ARC que vous apportez de l'argent au Canada, tant qu'il ne s'agit pas d'un revenu nouvellement généré après être devenu résident canadien.
- Preuve de l'origine des fonds : Pour les transferts importants, votre banque ou institution financière canadienne peut vous demander des documents concernant la source de vos fonds (par exemple, relevés bancaires de votre pays d'origine, documents de vente de propriété, documents d'héritage). Il s'agit d'une procédure standard et vous devez être prêt à fournir ces informations.
- Moment de la vente d'actifs : Si vous avez des actifs importants (comme des biens immobiliers ou des placements) dans votre pays d'origine que vous prévoyez de vendre et d'apporter des fonds au Canada, tenez compte du calendrier.
- Vendre avant de devenir résident canadien : Si vous vendez des actifs (par exemple, une propriété ou un portefeuille d'actions) avant de devenir résident canadien à des fins fiscales, les gains en capital réalisés sur ces ventes ne sont généralement pas assujettis à l'impôt canadien. Le produit peut ensuite être apporté au Canada dans le cadre de votre capital.
- Vendre après être devenu résident canadien : Si vous vendez ces actifs après être devenu résident canadien, les gains en capital accumulés depuis que vous êtes devenu résident canadien seront assujettis à l'impôt canadien sur les gains en capital (taux d'inclusion de 50 %). Cela nous amène au point important suivant.
Établir le prix de base des actifs étrangers à l'immigration
C'est un concept critique pour les nouveaux arrivants ayant des actifs existants. Lorsque vous devenez résident du Canada à des fins fiscales, l'Agence du revenu du Canada (ARC) vous répute généralement avoir acquis la plupart de vos biens en immobilisations (par exemple, actions, obligations, biens immobiliers hors Canada) à leur juste valeur marchande (JVM) le jour où vous devenez résident canadien.
- Pourquoi c'est important : Cette « majoration » du prix de base signifie que tout gain en capital à des fins fiscales canadiennes ne sera calculé que sur l'augmentation de valeur à partir de la date où vous êtes devenu résident canadien jusqu'à la date où vous vendez l'actif. Toute appréciation de valeur avant que vous ne deveniez résident est généralement libre d'impôt au Canada.
- Votre responsabilité : Vous devez documenter la JVM de vos actifs étrangers à la date de votre résidence. Cela peut impliquer d'obtenir des évaluations pour l'immobilier ou de vérifier les prix du marché historique pour les titres cotés en bourse. Conservez ces registres méticuleusement.
- Exemple : Vous possédez des actions d'une société étrangère que vous avez achetées pour 10 000 $ dans votre pays d'origine. Le jour où vous devenez résident canadien, leur JVM est de 15 000 $. Vous les vendez plus tard pour 20 000 $.
- À des fins fiscales canadiennes, votre prix de base rajusté (PBR) est de 15 000 $ (JVM à la date de résidence).
- Votre gain en capital assujetti à l'impôt canadien est de 20 000 $ - 15 000 $ = 5 000 $.
- Le gain initial de 5 000 $ (15 000 $ - 10 000 $) accumulé avant la résidence n'est pas imposé au Canada.
Déclaration des biens étrangers (T1135)
Si vous détenez des « biens étrangers désignés » dont le coût total dépasse 100 000 $ CAD à tout moment de l'année, vous devez produire le formulaire T1135, Déclaration de renseignements sur les biens étrangers, avec votre déclaration de revenus.
- Les biens étrangers désignés comprennent :
- Les fonds détenus dans des comptes bancaires étrangers.
- Les actions de sociétés étrangères (non détenues dans des courtiers canadiens).
- Les participations dans des fiducies étrangères.
- Les biens immobiliers situés à l'extérieur du Canada (sauf s'ils sont à usage personnel, comme une résidence secondaire, et non générateurs de revenus).
- Les dettes qui vous sont dues par des non-résidents.
- Montant du coût : Il s'agit de votre prix de base rajusté (PBR) à des fins fiscales canadiennes. N'oubliez pas la règle de la « majoration » pour les actifs détenus à la date de votre résidence.
- Importance : Le non-dépôt de ce formulaire ou son dépôt avec des informations incorrectes peut entraîner des pénalités importantes, même si aucun impôt n'est dû.
- Pour les nouveaux arrivants : C'est extrêmement important. De nombreux nouveaux arrivants arrivent avec des comptes bancaires étrangers, des portefeuilles de placements ou des propriétés qui peuvent déclencher cette exigence de déclaration. Vous devez suivre le prix de base (JVM à la date de résidence) de ces actifs.
Établir une empreinte financière canadienne
- Historique de crédit : Commencez à bâtir un historique de crédit canadien dès que possible. C'est vital pour les futurs prêts, les hypothèques et même certaines opportunités d'emploi. Demandez une carte de crédit canadienne (peut-être une carte garantie initialement) et payez vos factures
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