
REER — Régime enregistré d'épargne-retraite
REER — Régime enregistré d'épargne-retraite au Canada : Votre guide complet pour les nouveaux arrivants
Bienvenue au Canada! Alors que vous entamez une nouvelle étape de votre vie, il est crucial de comprendre le paysage financier canadien pour bâtir un avenir sûr. L'un des outils les plus puissants à votre disposition pour épargner en vue de la retraite et réduire vos impôts est le Régime enregistré d'épargne-retraite, communément appelé REER. Ce guide complet est spécifiquement conçu pour les nouveaux arrivants et les immigrants, vous fournissant des informations fiables et pratiques sur les REER, leur fonctionnement et la façon dont vous pouvez les utiliser à votre avantage au Canada.
Le Régime enregistré d'épargne-retraite (REER) est un régime d'épargne et de placement enregistré auprès du gouvernement, conçu pour aider les Canadiens à épargner en vue de la retraite sur une base d'imposition différée. Pour les nouveaux arrivants, comprendre et utiliser un REER tôt peut avoir un impact significatif sur votre bien-être financier à long terme au Canada. C'est plus qu'un simple compte d'épargne; c'est un outil stratégique qui offre des avantages fiscaux immédiats et permet à vos placements de croître à l'abri de l'impôt jusqu'à ce que vous les retiriez, généralement à la retraite, lorsque votre revenu (et donc votre taux d'imposition) est plus faible.
Pourquoi un REER est-il important pour les immigrants?
De nombreux nouveaux arrivants arrivent au Canada avec le désir d'établir une stabilité financière et de bâtir un patrimoine. Un REER offre un moyen structuré et fiscalement avantageux d'atteindre ces objectifs.
- Économies d'impôt : Les cotisations à un REER sont déductibles d'impôt, ce qui signifie qu'elles réduisent votre revenu imposable pour l'année où vous cotisez. Cela peut entraîner un remboursement important de votre impôt sur le revenu, vous permettant de garder plus d'argent dans vos poches.
- Croissance à imposition différée : Les placements détenus dans un REER fructifient à l'abri de l'impôt. Vous ne payez pas d'impôt sur les intérêts, les dividendes ou les gains en capital gagnés dans le régime tant que les fonds y restent. Cela permet à votre argent de fructifier plus rapidement au fil du temps.
- Possibilité de rattrapage : Même si vous arrivez plus tard dans votre carrière, la possibilité de reporter les droits de cotisation inutilisés (une fois établis) peut vous aider à accélérer votre épargne-retraite.
- Programmes spécifiques : Le REER est lié à des programmes comme le Régime d'accession à la propriété (RAP) et le Régime d'encouragement à l'éducation permanente (REÉP), qui peuvent être incroyablement utiles pour les nouveaux arrivants qui cherchent à acheter leur première habitation ou à poursuivre des études supérieures au Canada.
En comprenant et en utilisant stratégiquement un REER, vous pouvez gérer efficacement vos impôts, faire croître votre patrimoine et bâtir une base financière solide dans votre nouveau pays d'accueil.
À la base, un REER est un type de compte spécial dans lequel vous pouvez détenir divers placements. La principale caractéristique est son statut « enregistré » auprès de l'Agence du revenu du Canada (ARC), ce qui lui confère des avantages fiscaux spécifiques.
Les mécanismes de base :
- Cotisations : Vous cotisez de l'argent à votre REER. Ces cotisations sont faites avec des dollars avant impôt (ou plutôt, elles réduisent votre revenu imposable, ce qui les rend effectivement avant impôt).
- Déduction fiscale : Le montant que vous cotisez (jusqu'à votre plafond) est déduit de votre revenu imposable pour l'année, ce qui entraîne une réduction de votre facture fiscale ou un remboursement d'impôt.
- Croissance des placements : L'argent que vous cotisez est investi dans divers produits financiers. Tout revenu tiré de ces placements (intérêts, dividendes, gains en capital) n'est pas imposé tant qu'il reste dans le REER. C'est ce qu'on appelle la croissance à imposition différée.
- Retraits : Lorsque vous retirez éventuellement de l'argent de votre REER, généralement à la retraite, le montant total retiré est ajouté à votre revenu imposable pour cette année et imposé à votre taux d'imposition marginal. On s'attend à ce que votre revenu soit plus faible à la retraite, ce qui vous placera dans une fourchette d'imposition inférieure et vous fera payer moins d'impôt sur les retraits que si vous aviez été imposé au moment de la cotisation.
Qui peut ouvrir un REER? Critères d'admissibilité :
Pour ouvrir un REER et y cotiser, vous devez satisfaire aux critères suivants :
- Résident du Canada : Vous devez être un résident du Canada aux fins de l'impôt. Cela signifie généralement que vous avez établi des liens de résidence importants au Canada.
- Avoir un revenu gagné : Vous devez avoir un « revenu gagné » que vous avez déclaré dans votre déclaration de revenus canadienne de l'année précédente. Le revenu gagné comprend les salaires, les traitements, les commissions, les revenus nets de location et les revenus nets d'entreprise. Il n'inclut généralement pas les revenus de placements (comme les dividendes ou les gains en capital) ou les revenus de pension.
- Moins de 71 ans : Vous pouvez cotiser à un REER jusqu'au 31 décembre de l'année où vous atteignez 71 ans. Après cela, votre REER doit être converti en Fonds enregistré de revenu de retraite (FERR) ou utilisé pour acheter une rente.
- Avoir un numéro d'assurance sociale (NAS) : Un NAS valide est requis pour ouvrir tout compte enregistré au Canada.
Pour les nouveaux arrivants, l'exigence de « revenu gagné » est particulièrement importante. Vous commencez à accumuler des droits de cotisation REER seulement après avoir commencé à gagner un revenu et à produire des déclarations de revenus au Canada. Cela signifie que vous n'aurez pas de droits de cotisation REER immédiatement à votre arrivée, à moins que vous n'ayez eu un revenu gagné canadien antérieur. Cependant, une fois que vous commencez à travailler, vos droits de cotisation commenceront à s'accumuler.
Le rôle de l'Agence du revenu du Canada (ARC) :
L'ARC est l'organisme du gouvernement fédéral responsable de l'administration des lois fiscales pour le gouvernement du Canada. Elle fait le suivi de vos droits de cotisation REER, surveille les cotisations et les retraits, et applique les règles régissant les REER. Vous pouvez accéder à vos renseignements fiscaux personnels, y compris vos droits de cotisation REER disponibles, via votre portail en ligne Mon dossier de l'ARC. Il est essentiel pour les nouveaux arrivants de s'inscrire à Mon dossier de l'ARC dès qu'ils ont produit leur première déclaration de revenus au Canada.
Comprendre votre plafond de cotisation REER est crucial pour éviter les pénalités et maximiser votre épargne.
Comment les droits de cotisation sont-ils calculés :
Vos droits de cotisation REER pour une année donnée sont principalement basés sur votre « revenu gagné » de l'année précédente. Plus précisément, ils sont calculés comme suit :
- 18 % de votre revenu gagné de l'année précédente,
- Jusqu'à un plafond annuel en dollars,
- Moins tout facteur d'équivalence (FE) si vous êtes membre d'un régime de pension d'entreprise.
Le facteur d'équivalence (FE) réduit vos droits de cotisation REER pour tenir compte de l'épargne-retraite que vous accumulez déjà par l'intermédiaire d'un régime de pension agréé (RPA) ou d'un régime de participation différée aux bénéfices (RPDB) parrainé par l'employeur. Cela assure l'équité dans l'épargne-retraite assistée par le fisc entre les différents types de régimes.
Plafond de cotisation maximal pour 2024 :
Pour l'année d'imposition 2024, le plafond de cotisation REER maximal est de 31 560 $. Cela signifie que même si 18 % de votre revenu gagné de l'année précédente dépasse ce montant, vous ne pouvez pas cotiser plus de 31 560 $ (moins tout FE) pour cette année.
Exemple pour un nouveau venu : Si vous êtes arrivé au Canada en 2023 et avez gagné 50 000 $ en revenu gagné admissible cette année-là, vos droits de cotisation REER pour 2024 seraient de 18 % de 50 000 $, soit 9 000 $ (en supposant aucun facteur d'équivalence). Si vous avez gagné 200 000 $ en 2023, vos droits de cotisation pour 2024 seraient plafonnés à 31 560 $.
Importance du « revenu gagné » pour les nouveaux arrivants :
Comme mentionné, vos droits de cotisation REER ne commencent à s'accumuler qu'une fois que vous commencez à gagner un revenu admissible au Canada et à produire vos déclarations de revenus. Cela signifie qu'au cours de votre toute première année d'arrivée, vous n'aurez probablement pas de droits de cotisation REER provenant de revenus canadiens antérieurs. Cependant, le revenu que vous gagnez au cours de votre première année complète d'emploi générera des droits de cotisation pour l'année suivante. Il s'agit d'un calcul prospectif.
Report des droits de cotisation inutilisés :
Un avantage significatif du REER est que tout droit de cotisation inutilisé peut être reporté indéfiniment. Cela signifie que si vous ne cotisez pas le montant maximal au cours d'une année donnée, les droits restants sont ajoutés à vos droits pour les années futures. Cette caractéristique est particulièrement bénéfique pour les nouveaux arrivants qui peuvent avoir des droits de cotisation limités au départ, mais qui accumuleront des droits substantiels à mesure que leurs revenus canadiens augmenteront au fil du temps. Vous pouvez consulter vos droits de cotisation REER accumulés sur votre compte Mon dossier de l'ARC.
Cotisations excédentaires et pénalités :
Il est essentiel de respecter vos plafonds de cotisation. L'ARC autorise une « marge de tolérance » à vie de 2 000 $ pour les cotisations excédentaires sans pénalité. Cependant, tout montant cotisé au-delà de cette marge de tolérance de 2 000 $ est assujetti à un impôt de pénalité de 1 % par mois pour chaque mois où la cotisation excédentaire demeure dans votre REER.
Si vous réalisez que vous avez cotisé en trop, vous devriez retirer le montant excédentaire dès que possible pour arrêter la pénalité mensuelle. L'ARC vous demande de remplir le formulaire T1-OVP, Déclaration de revenus et de prestations pour les cotisations excédentaires à un REER, un RPAC et un RPD, pour déclarer et payer l'impôt de pénalité.
Tableau 1 : Évolution du plafond de cotisation annuel REER (Exemple)
| Année d'imposition | Plafonnement annuel maximal des cotisations |
|---|---|
| 2023 | 30 780 $ |
| 2024 | 31 560 $ |
| 2025 | 32 490 $ (Projeté) |
Note : Le plafond de 2025 est projeté en fonction de la formule de calcul du salaire moyen et est sujet à changement par le ministère des Finances du Canada.
La fonction de déduction fiscale est la pierre angulaire de l'attrait du REER. Lorsque vous cotisez à votre REER, vous pouvez déduire ce montant de votre revenu total aux fins de l'impôt.
Comment les cotisations réduisent le revenu imposable :
Supposons que votre revenu imposable pour l'année soit de 70 000 $. Si vous cotisez 10 000 $ à votre REER, votre revenu imposable est réduit à 60 000 $. Cela signifie que vous payez des impôts sur 60 000 $ au lieu de 70 000 $. Le montant des économies d'impôt dépend de votre taux d'imposition marginal.
Exemple de scénario pour un nouveau venu :
Imaginez une nouvelle arrivante, Maria, qui gagne 80 000 $ en 2024. Elle se situe dans une fourchette de revenus où son taux d'imposition marginal combiné fédéral et provincial est, par exemple, de 30 %. Si Maria cotise 10 000 $ à son REER :
- Son revenu imposable passe de 80 000 $ à 70 000 $.
- Ses économies d'impôt seraient d'environ 10 000 $ (cotisation) * 30 % (taux d'imposition marginal) = 3 000 $.
- Ces 3 000 $ pourraient être reçus sous forme de remboursement d'impôt lorsqu'elle produira sa déclaration de revenus.
Cette économie d'impôt immédiate est une puissante incitation à cotiser à un REER. Cela signifie en fait que le gouvernement contribue une partie de votre épargne en réduisant votre obligation fiscale.
Les taux d'imposition marginaux et leur impact sur l'épargne :
Le Canada a un système fiscal progressif, ce qui signifie que les niveaux de revenus plus élevés sont imposés à des taux marginaux plus élevés. Votre taux d'imposition marginal est le taux d'impôt que vous payez sur chaque dollar de revenu supplémentaire. Plus votre taux d'imposition marginal est élevé, plus les économies d'impôt que vous réaliserez grâce à une cotisation REER seront importantes.
Par exemple, si vous vous situez dans une fourchette d'imposition marginale de 40 %, une cotisation REER de 1 000 $ vous fait économiser 400 $ en impôts. Si vous vous situez dans une fourchette d'imposition marginale de 20 %, cette même cotisation de 1 000 $ vous fait économiser 200 $. C'est pourquoi les REER sont souvent les plus avantageux pour les personnes ayant des revenus plus élevés.
Décider quand demander la déduction (possibilité de la reporter) :
Vous n'êtes pas obligé de demander votre déduction REER la même année que vous effectuez la cotisation. Vous avez la possibilité de reporter la déduction à une année d'imposition future. Cette stratégie peut être avantageuse si vous vous attendez à vous situer dans une fourchette d'imposition plus élevée dans une année future (p. ex., en raison d'une promotion, d'un emploi mieux rémunéré, ou si vous vous situez initialement dans une fourchette de revenus inférieure en tant que nouveau venu).
Par exemple, un nouveau venu pourrait gagner un revenu modeste au cours de sa première ou de ses deux premières années au Canada tout en établissant sa carrière. Il pourrait cotiser à un REER mais reporter la déduction jusqu'à ce que son revenu augmente considérablement, ce qui lui permettrait de demander la déduction à un taux d'imposition marginal plus élevé et de maximiser ses économies d'impôt.
Un REER est essentiellement une « enveloppe » ou un « compte » enregistré qui peut détenir une grande variété de placements. Ce n'est pas un placement en soi, mais plutôt un contenant pour vos placements.
Un large éventail d'options de placement :
Vous pouvez détenir presque tous les produits de placement courants dans un REER, y compris :
- Certificats de placement garanti (CPG) : Placements à faible risque qui offrent un taux de rendement garanti sur une période fixe. Conviennent à ceux qui recherchent la préservation du capital.
- Fonds communs de placement : Portefeuilles d'actions, d'obligations ou d'autres titres gérés par des professionnels. Ils offrent une diversification mais comportent des ratios des frais de gestion (RFG).
- Fonds négociés en bourse (FNB) : Similaires aux fonds communs de placement, mais se négocient comme des actions en bourse. Ont généralement des RFG inférieurs à ceux des fonds communs de placement.
- Actions (titres de capitaux propres) : Parts de sociétés cotées en bourse. Offrent un potentiel de rendements plus élevés mais comportent un risque plus élevé.
- Obligations : Instruments de dette émis par des gouvernements ou des sociétés. Généralement moins risqués que les actions et fournissent des paiements d'intérêts réguliers.
- Fonds distincts : Produits de placement basés sur l'assurance qui offrent des caractéristiques de garantie (p. ex., garantie du capital à l'échéance ou au décès).
- Fonds du marché monétaire et liquidités : Pour l'épargne à court terme ou la détention de fonds avant de les investir.
Avantages de la croissance à l'abri de l'impôt :
Le principal avantage de détenir ces placements dans un REER est que tous les revenus de placement (intérêts, dividendes, gains en capital) gagnés dans le régime fructifient à l'abri de l'impôt jusqu'au retrait. Cette « protection fiscale » permet à vos placements de fructifier plus efficacement à long terme.
Considérez deux placements identiques, l'un dans un REER et l'autre dans un compte non enregistré. Le compte non enregistré verra des impôts déduits annuellement sur ses revenus, réduisant le montant disponible pour le réinvestissement. Le REER, cependant, permet de réinvestir tous les revenus, ce qui entraîne une croissance significativement plus importante au fil du temps grâce au pouvoir des intérêts composés.
Importance de la diversification :
Tout comme pour tout portefeuille de placements, la diversification au sein de votre REER est essentielle. La diversification signifie répartir vos placements entre différentes catégories d'actifs (actions, obligations, CPG), industries et zones géographiques afin de réduire les risques. Un portefeuille REER bien diversifié peut vous aider à vous protéger contre des pertes importantes si un placement ou un secteur particulier affiche de mauvais résultats. Il est conseillé d'aligner vos choix de placement sur votre tolérance au risque et votre horizon temporel jusqu'à la retraite.
L'ouverture d'un REER est un processus simple, généralement offert par diverses institutions financières.
Où ouvrir un REER :
Vous pouvez ouvrir un REER auprès de la plupart des institutions financières au Canada, notamment :
- Banques (p. ex., RBC, TD, Banque Scotia, BMO, CIBC, Banque Nationale) : Offrent un large éventail d'options REER, des CPG aux fonds communs de placement.
- Coopératives de crédit : Coopératives financières appartenant à leurs membres qui offrent souvent des services similaires à ceux des banques.
- Sociétés de placement/Maisons de courtage (p. ex., Questrade, Wealthsimple, Fidelity, Vanguard) : Fournissent des plateformes pour l'investissement autogéré, vous permettant de choisir des actions individuelles, des FNB et des obligations.
- Sociétés de fiducie et compagnies d'assurance-vie : Offrent également des produits REER, parfois avec des caractéristiques spécifiques comme les fonds distincts.
Processus de demande et documents requis :
Le processus est généralement simple :
- Choisissez une institution financière : Recherchez et sélectionnez une institution qui correspond le mieux à vos préférences de placement et à vos besoins en matière de services.
- Remplissez les formulaires de demande : Vous remplirez un formulaire de demande pour le compte REER.
- Fournissez les documents requis : Vous aurez généralement besoin de :
- Numéro d'assurance sociale (NAS) : Essentiel pour tout compte enregistré.
- Pièce d'identité avec photo valide émise par le gouvernement : Comme un permis de conduire canadien ou une carte de résident permanent.
- Preuve de résidence canadienne : Comme une facture de services publics ou un relevé bancaire avec votre adresse canadienne.
- Renseignements bancaires : Pour lier votre REER à votre compte chèques ou d'épargne pour les cotisations.
- Alimentez votre compte : Une fois le compte ouvert, vous pouvez y cotiser des fonds par virement bancaire, chèque ou prélèvement automatique.
Différents types de comptes REER :
- REER autogéré : Ce type vous donne un contrôle total sur vos choix de placements. Vous décidez quelles actions, FNB, obligations ou autres titres acheter et vendre. Cela exige plus de connaissances et une gestion active, mais peut entraîner des frais moins élevés s'il est bien géré. Idéal pour les investisseurs expérimentés ou ceux qui sont prêts à apprendre.
- REER à service complet : Avec cette option, un conseiller financier vous aide à choisir des placements, souvent des fonds communs de placement, en fonction de vos objectifs financiers et de votre tolérance au risque. Cette option offre des conseils et une commodité, mais s'accompagne généralement de frais plus élevés (p. ex., RFG sur les fonds communs de placement).
- REER géré par un robot-conseiller : Une option hybride où des plateformes en ligne automatisées gèrent vos placements à l'aide d'algorithmes. Elles construisent des portefeuilles diversifiés en fonction de votre profil de risque et ont généralement des frais moins élevés que les conseillers à service complet. Une bonne option pour les nouveaux arrivants qui souhaitent une gestion professionnelle à moindre coût et moins d'implication directe.
Coûts et frais associés aux REER :
Soyez conscient des coûts potentiels qui peuvent avoir un impact sur vos rendements de placement :
- Frais d'administration : Certaines institutions peuvent facturer des frais annuels pour la tenue de votre compte REER, en particulier pour les comptes autogérés avec des soldes inférieurs. Ceux-ci peuvent souvent être annulés si vous remplissez certains critères (p. ex., solde minimum, cotisations régulières).
- Ratios des frais de gestion (RFG) : Si vous investissez dans des fonds communs de placement ou des FNB, le RFG est un frais annuel facturé en pourcentage de la valeur de votre placement. Il couvre les dépenses d'exploitation du fonds, y compris les frais de gestion, les coûts de négociation et les frais d'administration. Les RFG peuvent varier de moins de 0,10 % pour certains FNB à plus de 2,5 % pour les fonds communs de placement gérés activement.
- Commissions de négociation : Si vous avez un REER autogéré et négociez des actions ou des FNB individuels, vous pourriez payer des frais de commission pour chaque transaction d'achat ou de vente.
- Frais de conseiller : Si vous travaillez avec un conseiller financier, il peut facturer des frais basés sur un pourcentage de vos actifs sous gestion.
Il est important de comprendre tous les frais associés à votre REER, car ils ont un impact direct sur vos rendements nets au fil du temps.
Un REER de conjoint est un outil précieux pour les couples mariés ou conjoints de fait au Canada afin de réduire leur fardeau fiscal global, en particulier à la retraite.
Qu'est-ce qu'un REER de conjoint?
Un REER de conjoint est un compte REER enregistré au nom d'un des conjoints (le « rentier »), mais les cotisations sont faites par l'autre conjoint (le « cotisant »). Le cotisant demande la déduction fiscale pour les cotisations versées.
Comment ça marche :
- Cotisant : Le conjoint ayant le revenu le plus élevé cotise au REER de conjoint.
- Rentier : Le conjoint ayant le revenu le plus faible est le propriétaire du REER de conjoint et sera celui qui en retirera des fonds à la retraite.
- Déduction fiscale : Le conjoint ayant le revenu le plus élevé demande la déduction fiscale pour les cotisations versées au REER de conjoint, ce qui réduit son revenu imposable. Ces cotisations sont comptabilisées dans les propres droits de cotisation REER du cotisant.
- Retraits à la retraite : Lorsque le conjoint ayant le revenu le plus faible retire des fonds du REER de conjoint à la retraite, les retraits sont imposés entre ses mains.
Avantages pour les couples ayant des revenus différents, surtout à la retraite :
Le principal avantage d'un REER de conjoint est le fractionnement du revenu. En dirigeant les revenus de retraite vers le conjoint qui devrait se trouver dans une fourchette d'imposition inférieure pendant la retraite, le couple peut collectivement payer moins d'impôts au total. Cela s'explique par le fait que le système fiscal progressif du Canada signifie que deux personnes gagnant des revenus modérés paieront généralement moins d'impôts au total qu'une personne gagnant un revenu élevé et une autre gagnant très peu.
Pour les nouveaux arrivants, si un conjoint obtient rapidement un emploi bien rémunéré tandis que l'autre est toujours en train d'établir sa carrière ou a un revenu plus faible, un REER de conjoint peut être un outil de planification puissant et précoce.
Règles d'attribution (règle des 3 ans) :
Pour éviter l'évasion fiscale immédiate, l'ARC a des « règles d'attribution » pour les REER de conjoint. Si le rentier (le conjoint qui possède le REER de conjoint) effectue un retrait du REER de conjoint au cours de la même année civile, ou des deux années civiles suivantes, qu'une cotisation a été faite par le cotisant, le montant retiré sera attribué au cotisant et imposé entre ses mains.
Cette « règle des 3 ans » signifie que les cotisations à un REER de conjoint devraient généralement être faites avec l'intention que les fonds restent dans le régime pendant au moins trois années civiles complètes après l'année de la cotisation avant d'être retirés par le rentier afin d'éviter l'attribution. Après cette période, les retraits sont imposés entre les mains du rentier.
Bien que les REER soient conçus pour la retraite, il existe des règles régissant les retraits, et il est essentiel de comprendre les implications fiscales.
Règle générale : les retraits sont entièrement imposables comme revenu :
À l'exception du Régime d'accession à la propriété (RAP) et du Régime d'encouragement à l'éducation permanente (REÉP), tout argent que vous retirez de votre REER avant la retraite est ajouté à votre revenu imposable pour cette année et imposé à votre taux d'imposition marginal. Cela inclut les cotisations principales et toute la croissance des placements.
Taux de retenue d'impôt :
Lorsque vous effectuez un retrait de votre REER qui ne relève pas du RAP ou du REÉP, votre institution financière est généralement tenue de retenir une partie du montant et de la remettre directement à l'ARC à titre de paiement anticipé d'impôt. Ces taux de retenue d'impôt varient en fonction du montant retiré et de votre province ou territoire de résidence :
- Pour les retraits jusqu'à 5 000 $ : 10 % (10 % au Québec)
- Pour les retraits de plus de 5 000 $ jusqu'à 15 000 $ : 20 % (20 % au Québec)
- Pour les retraits de plus de 15 000 $ : 30 % (15 % au Québec, plus l'impôt provincial)
Il est important de noter que cette retenue d'impôt n'est pas nécessairement l'impôt final que vous paierez. C'est une estimation. Lorsque vous produirez votre déclaration de revenus pour cette année-là, l'impôt réel dû sur le retrait sera calculé en fonction de votre revenu total pour l'année et de votre taux d'imposition marginal. Si la retenue d'impôt était supérieure à votre obligation fiscale réelle, vous recevrez un remboursement; si elle était inférieure, vous devrez plus d'impôt.
Impact sur d'autres prestations (p. ex., SV, SRG) :
Des retraits importants du REER à la retraite peuvent augmenter votre revenu imposable, ce qui pourrait avoir un impact sur les prestations gouvernementales basées sur le revenu comme la Sécurité de la vieillesse (SV) et le Supplément de revenu garanti (SRG). Si votre revenu net dépasse certains seuils, vos paiements de SV pourraient être « récupérés », et vos prestations de SRG pourraient être réduites ou éliminées. C'est une autre raison pour une planification minutieuse des revenus de retraite.
Quand envisager des retraits (retraite, urgence, RAP, REÉP) :
- Retraite : Le moment idéal pour les retraits, car votre revenu est probablement plus faible, ce qui entraîne un taux d'imposition plus bas sur les fonds retirés.
- Urgence : Bien que non idéal en raison de l'imposition immédiate, un REER peut servir de fonds d'urgence de dernier recours. Cependant, considérez les implications fiscales et la perte de la croissance future à imposition différée.
- Régime d'accession à la propriété (RAP) : Vous permet de retirer jusqu'à 60 000 $ (en 2024) à l'abri de l'impôt de votre REER pour acheter ou construire une habitation admissible.
- Régime d'encouragement à l'éducation permanente (REÉP) : Vous permet de retirer jusqu'à 20 000 $ à l'abri de l'impôt de votre REER pour financer des études à temps plein pour vous-même ou votre conjoint/conjoint de fait.
Le Régime d'accession à la propriété (RAP) est un excellent programme qui permet aux acheteurs d'une première habitation d'utiliser leur épargne REER pour aider à financer l'achat d'une habitation sans conséquences fiscales immédiates.
Qu'est-ce que le RAP?
Le RAP vous permet de retirer des fonds de votre REER pour acheter ou construire une habitation admissible pour vous-même ou pour une personne handicapée qui vous est liée. Le principal avantage est que ces retraits ne sont pas immédiatement imposés, à condition que vous remboursiez les fonds à votre REER dans un délai spécifié.
Critères d'admissibilité :
Pour être admissible au RAP, vous devez satisfaire à plusieurs conditions :
- Acheteur d'une première habitation : Vous êtes généralement considéré comme un acheteur d'une première habitation si vous (ou votre conjoint/conjoint de fait) n'avez pas été propriétaire d'une habitation que vous avez occupée comme résidence principale au cours des quatre années civiles précédant l'année du retrait. Il existe des exceptions pour les personnes handicapées.
- Résident canadien : Vous devez être un résident du Canada lorsque vous retirez des fonds de votre REER dans le cadre du RAP.
- Intention d'occuper : Vous devez avoir l'intention d'occuper l'habitation admissible comme résidence principale dans un délai d'un an après l'avoir achetée ou construite.
- Entente écrite d'achat ou de construction : Vous devez avoir une entente écrite pour acheter ou construire une habitation admissible avant de retirer des fonds.
- Les fonds REER doivent être dans le régime depuis au moins 90 jours : Les fonds doivent avoir été dans votre REER pendant au moins 90 jours avant le retrait pour être admissibles au RAP.
Montant maximal de retrait :
Selon le budget fédéral de 2024, le montant maximal que vous pouvez retirer de votre REER dans le cadre du RAP est de 60 000 $. Il s'agit d'une augmentation par rapport à la limite précédente de 35 000 $. Chaque personne admissible peut retirer jusqu'à ce montant, ce qui signifie qu'un couple pourrait potentiellement retirer jusqu'à 120 000 $ combinés.
Période de remboursement :
Vous devez rembourser les fonds retirés à votre REER sur une période maximale de 15 ans.
- La période de remboursement commence généralement la deuxième année civile suivant l'année où vous avez effectué votre premier retrait du RAP.
- Vous recevrez un « Relevé de compte pour le Régime d'accession à la propriété » annuel de l'ARC, qui indiquera votre solde restant et le montant minimum que vous devez rembourser pour l'année.
- Vous pouvez choisir de rembourser plus que le montant minimum au cours d'une année donnée.
Conséquences du non-remboursement :
Si vous ne remboursez pas le montant minimum requis au cours d'une année donnée, le montant manquant sera ajouté à votre revenu imposable pour cette année et imposé en conséquence. C'est pourquoi il est crucial de suivre votre calendrier de remboursement et de vous assurer de respecter vos obligations.
Tableau 2 : Exemple de calendrier de retrait et de remboursement du RAP (personne seule)
| Année du premier retrait | Montant du retrait | Début du remboursement | Remboursement annuel (environ) |
|---|---|---|---|
| 2024 | 60 000 $ | 2026 | 4 000 $ |
Note : Le remboursement annuel est calculé comme le montant total du retrait divisé par 15 ans. Vous pouvez rembourser plus que le minimum au cours d'une année donnée.
Semblable au RAP, le Régime d'encouragement à l'éducation permanente (REÉP) vous permet de retirer temporairement des fonds de votre REER pour financer des études ou une formation pour vous-même ou votre conjoint/conjoint de fait.
Qu'est-ce que le REÉP?
Le REÉP vous permet de retirer des fonds de votre REER pour payer des études ou une formation à temps plein (ou, dans certains cas, à temps partiel). Comme le RAP, ces retraits ne sont pas immédiatement imposés, à condition que vous les remboursiez dans un délai précis.
Critères d'admissibilité :
Pour être admissible au REÉP, vous devez satisfaire à certaines conditions :
- Résident du Canada : Vous devez être un résident du Canada lorsque vous retirez des fonds de votre REER dans le cadre du REÉP.
- Programme de formation admissible : Vous devez être inscrit à un programme de formation admissible dans un établissement d'enseignement désigné. Le programme doit être à temps plein, ou si à temps partiel, il doit être admissible au crédit d'impôt pour études à temps partiel.
- Établissement d'enseignement désigné : L'établissement doit être une université, un collège ou un autre établissement d'enseignement désigné par Emploi et Développement social Canada.
- Les fonds REER doivent être dans le régime depuis au moins 90 jours : Similaire au RAP, les fonds doivent avoir été dans votre REER pendant au moins 90 jours avant le retrait pour être admissibles.
Montant maximal de retrait :
Vous pouvez retirer jusqu'à 10 000 $ par année civile, avec un plafond de retrait total maximal de 20 000 $ sur quatre ans. Les fonds peuvent être retirés pour vous-même ou pour votre conjoint/conjoint de fait. Vous ne pouvez pas utiliser le REÉP pour l'éducation de vos enfants; pour cela, un REEE (Régime enregistré d'épargne-études) est le véhicule approprié.
Période de remboursement :
Vous devez rembourser les fonds retirés à votre REER sur une période maximale de 10 ans.
- La période de remboursement commence généralement au plus tôt :
- La deuxième année après la dernière année où vous étiez étudiant à temps plein, ou
- La cinquième année suivant l'année de votre premier retrait du REÉP.
- Vous recevrez un « Relevé de compte pour le Régime d'encouragement à l'éducation permanente » annuel de l'ARC, indiquant votre solde restant et le montant minimum que vous devez rembourser.
- Vous pouvez rembourser plus que le montant minimum au cours d'une année donnée.
Conséquences du non-remboursement :
Si vous ne remboursez pas le montant minimum requis au cours d'une année donnée, le montant manquant sera ajouté à votre revenu imposable pour cette année et imposé en conséquence.
Le REÉP peut être particulièrement utile pour les nouveaux arrivants qui cherchent à améliorer leurs compétences, à poursuivre des études supérieures pour obtenir des titres de compétences canadiens ou à adapter leurs qualifications existantes au marché du travail canadien.
Lorsque vous débutez votre parcours financier au Canada, vous rencontrerez souvent deux principaux véhicules d'épargne enregistrés : le REER et le Compte d'épargne libre d'impôt (CELI). Comprendre leurs différences est essentiel pour choisir celui qui convient le mieux à vos objectifs.
Différences clés :
| Caractéristique | REER (Régime enregistré d'épargne-retraite) | CELI (Compte d'épargne libre d'impôt) |
|---|---|---|
| Objectif | Principalement pour l'épargne-retraite; report d'impôt. | Épargne flexible pour tout objectif (court terme, long terme); croissance libre d'impôt. |
| Cotisations | Déductibles d'impôt; réduisent le revenu imposable. | Non déductibles d'impôt. |
| Droits de cotisation | 18 % du revenu gagné de l'année précédente, jusqu'au plafond annuel (p. ex., 31 560 $ pour 2024), moins le FE. S'accumulent à partir de 18 ans si résident et a un revenu gagné. | Plafonnement annuel (p. ex., 7 000 $ pour 2024). S'accumulent à partir de 18 ans si résident. |
| Croissance | À imposition différée. Les placements fructifient à l'abri de l'impôt, mais les retraits sont imposés. | Libre d'impôt. Les placements fructifient à l'abri de l'impôt, et les retraits sont également libres d'impôt. |
| Retraits | Généralement imposables comme revenu (sauf les remboursements RAP/REÉP). | Entièrement libres d'impôt. |
| Impact sur les prestations | Les retraits augmentent le revenu imposable, ce qui peut affecter les prestations basées sur le revenu. | Les retraits n'affectent pas les prestations basées sur le revenu. |
| Plafond de cotisation | Basé sur le revenu gagné (s'accumule avec le revenu). | Basé sur l'âge et la résidence (s'accumule que vous gagniez un revenu ou non). |
| Remboursement | Les retraits RAP/REÉP doivent être remboursés ou deviennent imposables. | Aucun remboursement requis pour les retraits. |
| Limite d'âge | Doit être converti en FERR à la fin de l'année où vous atteignez 71 ans. | Aucune limite d'âge pour les cotisations ou la détention. |
Quand privilégier l'un plutôt que l'autre :
Envisagez un REER si :
- Vous êtes dans une fourchette d'imposition plus élevée maintenant que vous ne vous attendez à l'être à la retraite. La déduction fiscale est plus précieuse lorsque votre taux d'imposition marginal est élevé.
- Vous voulez utiliser le RAP ou le REÉP.
- Vous avez des flux de trésorerie excédentaires après avoir maximisé vos cotisations au CELI.
- Vous avez un régime de pension d'entreprise (FE) qui limite vos droits de cotisation REER, mais vous souhaitez tout de même épargner davantage pour la retraite.
Envisagez un CELI si :
- Vous êtes dans une fourchette d'imposition plus faible maintenant ou vous vous attendez à être dans une fourchette d'imposition plus élevée à la retraite. Les retraits libres d'impôt sont plus précieux si votre revenu de retraite sera élevé.
- Vous avez besoin d'accéder à votre argent avant la retraite pour des objectifs à court ou moyen terme (p. ex., acompte pour une voiture, voyage, fonds d'urgence) sans implications fiscales.
- Vous voulez une flexibilité maximale. Les retraits du CELI peuvent être cotisés de nouveau l'année suivante, et ils n'ont pas d'impact sur les prestations gouvernementales.
- Vous êtes un nouveau venu avec un historique de « revenu gagné » limité au Canada. Les droits de cotisation au CELI commencent à s'accumuler à partir de 18 ans dès que vous devenez résident canadien, quel que soit le revenu gagné.
Stratégies pour utiliser les deux :
De nombreux Canadiens bénéficient de l'utilisation combinée d'un REER et d'un CELI. Une stratégie courante pour les nouveaux arrivants pourrait être :
- Prioriser le CELI initialement : En tant que nouveau venu, votre revenu pourrait être plus faible au départ, et vous pourriez ne pas avoir de droits de cotisation REER substantiels. Maximiser votre CELI en premier lieu permet une croissance libre d'impôt et un accès facile aux fonds pour des objectifs à court terme ou des urgences sans pénalité. Les droits de cotisation au CELI commencent à s'accumuler à partir de l'année où vous atteignez 18 ans et devenez résident du Canada, que vous ayez ou non un revenu gagné.
- Commencer à cotiser au REER à mesure que le revenu augmente : À mesure que votre revenu augmente et que vous établissez un taux d'imposition marginal plus élevé, les cotisations au REER deviennent plus attrayantes en raison de la déduction fiscale.
- Utiliser le REER pour des objectifs spécifiques : Si vous prévoyez d'acheter une habitation, commencez à cotiser à votre REER pour tirer parti du RAP.
- Équilibrer les cotisations : Une fois que vous avez un revenu suffisant et que vous avez maximisé votre CELI, vous pouvez cotiser à votre REER. Si vous avez encore une capacité d'épargne, envisagez des placements non enregistrés.
La meilleure stratégie dépend de votre situation individuelle, de votre niveau de revenu, de vos objectifs financiers et de vos revenus futurs prévus. Il est souvent avantageux de consulter un conseiller financier pour élaborer une stratégie adaptée spécifiquement à vos besoins.
Le parcours de votre REER ne se termine pas à la retraite; il passe à une nouvelle phase.
Conversion obligatoire à 71 ans :
À la fin de l'année civile au cours de laquelle vous atteignez 71 ans, vous devez convertir votre REER en l'un des éléments suivants :
- Un Fonds enregistré de revenu de retraite (FERR) : C'est l'option la plus courante.
- Une rente : Un produit d'assurance qui fournit des paiements réguliers garantis pendant une période spécifiée ou à vie.
- L'encaissement du REER : Ce n'est généralement pas recommandé, car le montant total serait ajouté à votre revenu et imposé cette année-là.
La plupart des gens choisissent de convertir leur REER en FERR.
Qu'est-ce qu'un FERR (Fonds enregistré de revenu de retraite)?
Un FERR est essentiellement un prolongement de votre REER. Il détient les mêmes placements que votre REER, et les fonds continuent de fructifier à imposition différée. La principale différence est qu'un FERR est conçu pour vous fournir un flux de revenus régulier à la retraite, et vous êtes tenu de retirer un montant minimum chaque année.
Exigences de retrait minimal :
À partir de l'année suivant la conversion de votre REER en FERR, vous devez retirer un montant minimum de votre FERR chaque année. Ce montant minimum est calculé en pourcentage de la valeur de votre FERR au début de l'année. Le pourcentage augmente avec votre âge.
Par exemple, le pourcentage de retrait minimum pour une personne de 72 ans est de 5,28 %, passant à 6,82 % à 80 ans, et à 20 %
Aucun article dans cette catégorie.
Abonnez-vous
Recevez les dernières nouvelles.
